Le Corbusier a terminé ses jours dans un petit cabanon de 15m2 à Roquebrune. Je le sais pour avoir vu, il y a peu, l'expo qui lui est consacrée au centre Pompidou grâce à Nathalie M qui y travaille et me fait toujours entrer gratuitement. Merci à elle!
Moi, pauvre Baugé j'ai un chalet cinq à 6 fois plus grand que Corbu, mais au Balaton. Comment ne pas être content de son sort?
De plus, vous avez vu, j'ai un vélo! Le luxe total!
Mais la vie ne serait pas parfaite sans quelques pivoines odorantes, clin d'oeil de ma chère mère...
Avant hier Julie est passée me voir au domaine par 30°C. Elle a coupé quelques fleurs puis s'est faite interprète auprès des artisans pour qu'il comprennent les transformations voulues. Un petit essai dans la hamac fraîchement installé...
Puis elle s'en est retournée à Budapest pour ses répétitions de chant me laissant seul avec les outils et les tâches manuelles. C'est en fin de journée que, sur mon vélo j'ai dévalé la colline pour une petite bière au troquet du coin...
Une fois le verre avalé, j'ai poursuivi la descente vers le Balaton. Cinq minutes suffisent, tout ici est à un jet de pierre. Deux restaurants rapides au bord de l'eau proposent des plats hongrois, des salades et des pizzas, rien de bien fabuleux.
Que n'ai-je eu le temps d'avaler quelques derniers morceaux de champignons qu'en moins de 15mn le temps a basculé de 30 à 15 degrés! Le Balaton lui aussi a changé ses habits et est devenu subitement tumultueux et du même coup plus majestueux et plus indomptable que jamais...
Un dernier bateau s'empresse de rallier le port sous des rafales de vent, Matez l'inclinaison des mâts des bateaux mouillés au port...
Evidemment téméraire comme je suis, j'ai sans tardé enfourché ma bécane pour grimper la pente vers mon logis.
Des gouttes commencèrent à tomber mais je vous rassure, j'ai eu le temps de rejoindre mes pénates à temps pour le pas être trempé et admirer le jardin...
Ainsi va la vie, ici, au milieu de la Hongrie d'où je m'empresse de vous adresser mes plus vifs souvenirs. Point n'est besoin de tourner autour de la terre pour s'encanailler les neurones, se dégourdir les jambes ou suer sur une bêche pour égailler ses vieux jours. Voyage au bout de la nuit...
Que vos heures vous soient aussi plaisantes que les miennes ici sur cette terre légère qui donne beaucoup de fruits malgré le passage d'Attila dont nos livres d'histoire disaient...
Bien le bonjour!